RAPPORT D’ACTIVITÉ DU GOUVERNEMENT

03-05-2015 15:16

Camarades députés,

Au nom du Conseil des affaires d’État, j’ai l’honneur de soumettre à l’examen de la
présente session de l’Assemblée le rapport d’activité du gouvernement ; j’invite par la
même occasion les membres du Comité national de la Conférence consultative politique
du peuple chinois, qui assistent aux travaux de la présente session, à nous faire part de
leurs remarques.

I. BILAN DU TRAVAIL ACCOMPLI EN 2014

Durant l’année écoulée, notre développement a dû affronter un milieu intérieur et
extérieur compliqué et difficile : à l’extérieur, l’économie mondiale a connu une reprise
pénible et semée d’obstacles, et les principales économies du monde ont connu des
évolutions divergentes ; sur le plan intérieur, nous avons été confrontés à un
enchevêtrement de difficultés et de défis, dont le moindre ne fut pas une tendance à la
baisse de l’activité qui n’a cessé de s’accentuer. Néanmoins, grâce aux efforts déterminés
de notre peuple multiethnique, grâce à l’union de la multitude des volontés sous la ferme
direction du Comité central du Parti avec le camarade Xi Jinping comme secrétaire
général, nos principaux objectifs de développement socioéconomique pour toute l’année
ont été atteints, l’approfondissement global de la réforme a pris un bon départ, la
promotion du gouvernement de l’État en vertu de la loi a franchi une étape décisive,
l’édification de la société de moyenne aisance a avancé à grands pas.

Cette année, notre développement économique et social a continué à progresser dans
la régularité. Cette régularité ressort du fait que notre économie a évolué dans des marges
raisonnables. La croissance a été régulière puisque le PIB s’est élevé à 63 600 milliards de
yuans, soit une hausse de 7,4 % par rapport à l’année précédente, ce qui nous a placés au
premier rang des principales entités économiques du monde ; l’évolution de l’emploi a été
régulière puisque plus de 13,22 millions de nouveaux emplois ont été créés dans
l’ensemble des agglomérations urbaines, un chiffre plus élevé que l’année précédente ;
l’évolution des prix a été régulière puisque la hausse des prix à la consommation s’est
élevée à 2 %. Les progrès que nous avons réalisés se traduisent principalement par le
caractère plus équilibré et durable de notre développement. La restructuration économique
a connu une nouvelle amélioration. La production céréalière a atteint 605 millions de
tonnes. La contribution de la consommation à la croissance économique a augmenté de
trois points pour atteindre 51,2 %. La part de la valeur ajoutée réalisée par le secteur des
services est passée de 46,9 à 48,2 %. Il est apparu un grand nombre de nouvelles industries,
de nouvelles activités économiques et de nouveaux modes de commerce. La croissance
économique dans le Centre et l’Ouest a dépassé celle de l’Est. La qualité du
développement s’est améliorée : les recettes ordinaires des finances publiques ont
augmenté de 8,6 % ; la part des dépenses consacrées à la recherche et à l’expérimentation
dans le PIB a dépassé 2 % ; l’intensité de la consommation d’énergie a diminué de 4,8 %,
la plus forte baisse de ces dernières années. Les conditions de vie du peuple ont connu une
nouvelle amélioration : la hausse réelle du revenu disponible moyen des habitants de tout
le pays, de 8 %, a dépassé la croissance économique ; le revenu disponible moyen des
habitants des campagnes (+ 9,2 %) s’est accru plus rapidement que ceux des citadins en
termes réels ; nous avons réduit de 12,32 millions par rapport à l’année précédente le
nombre de paysans vivant en dessous du seuil de pauvreté et fourni l’eau potable à plus de
66 millions de ruraux supplémentaires ; plus de 100 millions de sorties de touristes chinois
ont été enregistrées aux frontières. De nouvelles avancées ont été réalisées dans la réforme
et l’ouverture du pays. Nous avons engagé une série de tâches prioritaires de
l’approfondissement global de la réforme. La suppression du tiers des catégories de projets
soumis à l’approbation administrative, qui avait été prévue par le présent gouvernement, a
été réalisée à l’avance. Ce beau bilan n’a guère été facile à obtenir : il a coûté beaucoup de
sueur et de sang à tout notre peuple multiethnique. Il nous comble de confiance et de
détermination pour continuer à aller de l’avant.

L’énormité des difficultés et des défis en 2014 a dépassé nos prévisions. Sans nous
laisser intimider par elle, nous avons réalisé les tâches suivantes.

Premièrement, nous avons assuré une régulation ciblée sur la base du maintien
de l’activité économique dans des marges raisonnables, afin de garantir sa croissance
régulière. Face à la tendance de plus en plus forte à la baisse de l’activité, nous avons su
faire preuve d’une grande fermeté dans notre stratégie : nous avons consolidé nos
politiques macroéconomiques et renouvelé continuellement notre pensée et nos procédés
en matière de régulation macroéconomique en évitant de recourir à des mesures de
surstimulation à court terme. Nous avons en outre pratiqué une régulation ciblée en
stimulant les forces vives de l’économie, en remédiant à ses faiblesses et en soutenant
prioritairement l’économie réelle. Nous avons maîtrisé les marges raisonnables de
fluctuation de l’activité économique, saisi les principales contradictions et les problèmes
structurels, pris des mesures ciblées, concentré nos efforts sur les questions essentielles et
porté nos efforts à l’endroit exact. Nous avons utilisé les réformes comme moteur du
changement, la restructuration comme force d’appoint, l’amélioration du niveau de vie de
la population comme force de réserve. Nous avons augmenté la demande du marché, ainsi
que l’offre effective. Nous avons ainsi réussi à maintenir la croissance économique tout en
menant à bien l’optimisation structurelle.

Nous avons appliqué plus efficacement la politique budgétaire de relance et la
politique monétaire prudente. Nous avons réduit la pression fiscale sur certaines catégories,
procédé à une réduction générale des droits et frais divers, et élargi le champ d’application
des avantages fiscaux en faveur des petites entreprises et microentreprises (PEMIC). Les
expériences pilotes de transformation de l’impôt sur le chiffre d’affaires en TVA se sont
multipliées. La dépense publique a été rendue plus efficace et la gestion des fonds
disponibles, renforcée. Grâce à un recours souple aux instruments de la politique
monétaire, qui s’est traduit notamment par la réduction ciblée du ratio des réserves
obligatoires, le recours ciblé au recrédit et la baisse du taux d’intérêt asymétrique, nous
avons accru notre soutien aux maillons faibles de l’économie. La croissance des prêts aux
PEMIC et au sannong [monde rural : paysans, agriculture et régions rurales] a dépassé de
4,2 et 0,7 % respectivement la croissance moyenne de tous les prêts. En même temps,
grâce à l’amélioration des contrôles financiers, nous av ons maîtrisé les risques
systémiques et régionaux, de sorte que les seuils critiques n’ont pas été dépassés.

Deuxièmement, nous avons approfondi la réforme et l’ouverture, et stimulé la
vitalité du développement socioéconomique. Face aux blocages systémiques, nous
avons libéré la vitalité du marché, en approfondissant globalement la réforme, pour
atténuer la pression de la tendance à la baisse de l’activité, et réduit en poussière maintes
pierres d’achoppement apparemment invincibles, de sorte que de nouveaux progrès ont été
réalisés dans les réformes des systèmes économique, politique, culturel, social et
écologique.

Les réformes clés ont été poursuivies fermement. Nous avons établi et appliqué un
plan général pour l’approfondissement de la réforme du système financier et fiscal, grâce
auquel d’importantes avancées ont été enregistrées dans les réformes de la fiscalité et de la
gestion budgétaire : le nombre de transferts de paiements spéciaux a diminué de plus d’un
tiers, la part des transferts de paiements généraux a augmenté, la gestion de la dette des
instances locales a été renforcée. Une plus grande marge a été ménagée au flottement des
taux d’intérêt des dépôts et des taux de change, les essais de banques non publiques ont
obtenu de nouveaux résultats. Nous avons mis à l’essai une plateforme de connexion
boursière Shanghai-Hong Kong, et étendu le champ d’application de nos réserves de
devises et des fonds d’assurance. La réforme de la tarification dans les domaines de
l’énergie, des transports, de la protection de l’environnement et des télécommunications a
été accélérée. Nous avons lancé des réformes concernant la gestion des fonds scientifiques
et techniques, le système d’organisation des examens et de recrutement des élèves,
l’administration du hukou [état civil], et le système de l’assurance vieillesse au sein des
organismes d’État et des institutions publiques.

Nous avons continué à faire de la décentralisation et de la simplification
administratives et de la nécessité de concilier supervision et laissez-faire l’un des axes
principaux de nos réformes. Durant l’année écoulée, les divers services du Conseil des
affaires d’État ont supprimé ou délégué 246 catégories d’approbation administrative ;
29 estimations de conformité aux normes, évaluations des performances et récompenses,
ainsi que 149 certifications professionnelles ont été éliminées ; les catégories de projets
d’investissement devant être soumises à l’approbation administrative ont été
considérablement réduites et la liste de projets en la matière a été de nouveau révisée.

Nous avons travaillé à réformer l’administration des affaires commerciales. Le nombre des
acteurs du marché nouvellement enregistrés est passé à 12,93 millions. Parmi ceux-ci, le
nombre de nouvelles entreprises a augmenté de 45,9 %. On peut donc dire qu’une vague
de création d’entreprises s’est levée en Chine. La croissance économique a ralenti, mais le
nombre de nouveaux emplois a augmenté au lieu de baisser, ce qui montre la robustesse de
la réforme et le potentiel illimité du marché.

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Rédacteur:HUANG Xue |  Source:
French.xinhuanet.com
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