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Visites de monastères tibétains : le monastère Xiaodeng

Source: CNTV.cn | 07-27-2011 09:01

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Le guélougpa est l'une des branches les plus importantes du bouddhisme tibétain, et est très populaire dans le nord du Tibet. A Nagchu, ville qui se situe à une altitude de plus de 4 mille 300 mètres, le monastère Xiaodeng, dont le nom signifie littéralement "prière pour le bonheur et souhait de longétivité", a accueilli depuis 200 ans des milliers de pélerins et de pratiquants. Rendons-nous dès maintenant sur place.

L'aube s'est à peine levé que les travaux des moines ont déjà commencé. Arrangement des statues, nettoyage des autels, le tout pour préparer une cérémonie solennelle. Malgré une température matinale basse, les croyants se rassemblent très tôt autour des pagodes blanches. Il s'agit de la première étape de la prière. Beaucoup s'agenouillent dans la salle, d'autres attendent le rituel avec patience.

Il y a aussi ceux qui aident aux préparatifs. Ils lavent les verres, y mettent la mèche et versent du beurre, puis allument les lampes. Pour les croyants, c'est un processus sacré.

Journaliste : Vous en avez allumé combien ?

Croyant : Plus de mille.

J : Plus il y en a, mieux c'est. C'est ça ?

C : Oui.

Dans le calendrier tibétain, le 4e mois de l'année s'appelle le mois de la Miséricorde. Pendant cette période, tous les croyants viennent du matin au soir dans le monastère réciter des sutras avec les moines. Les manières de pratiquer la religion sont très variées. Même le simple geste d'ajouter du beurre à la lampe ou quelques coups de pinceaux pour redorer les statues suffisent à exprimer sa fidélité à la religion. Les moines, quant à eux, font des soupes et des boules de riz pour remercier les gens qui viennent.

Moine

"On les appelle zanba ces boules de riz. Les gens qui les mangent sont bénis et connaîtront paix et santé pendant toute l'année. C'est une nourriture spéciale et on ne la mange qu'aujourd'hui."

Ce moine qui présente le hada aux croyants s'appelle Lobsangdelek, il est membre de la gestion du monastère. Aussi jeune qu'il paraisse, c'est un moine d'une très haute réputation. Lauréat du grade le plus haut du bouddhisme, il est aussi le maître du jeune bouddha vivant du monastère Tangga Lopodongchung, âgé de seulement 7 ans. À cause de son âge, il n'a pas assisté au rite. Après le maître, nous avons rencontré le jeune bouddha vivant.

L'entrée de la chambre du bouddha vivant ressemble à celle d'une chambre d'enfant ordinaire. Bien collé aux jouets, le petit s'occupe lui-même de toutes ses affaires quotidiennes. Son agenda est rempli d'études qui sont répartis 5 jours sur 7. Selon son maître, il possède une très bonne mémoire et apprend les choses très vite. Mais un cours devant la caméra lui cause apparemment du stress.

Lobsangdelek

Maître du petit bouddha vivant

"Il vient de lire les canons sur les principes du bouddha, des disciplines et des moines, 'les troix trésors'. L'après-midi, ce sont les cours de langues chinoise et anglaise. Après, je vais le laisser faire ses devoirs. Le matin, c'est la récitation des sutras."

Un an après son intronisation, le petit bouddha est maintenant de plus en plus à l'aise devant les croyants. L'autre bouddha vivant, Houtam Toutamchutsa, vient le voir souvent.

Houtam Toutamchutsa

Bouddha vivant

"C'est important de bien l'éduquer, car il est le successeur du monastère."

Toutam promet d'envoyer le petit bouddha vivant à l'école ordinaire pour y recevoir l'éducation obligatoire quand son âge le lui permettra. Après, il sera conduit à l'école spéciale du bouddhisme et deviendra un jour un grand maître de la religion tibétaine. Ma Zechen, CCTV. (FIN)


Rédacteur: Zhang Yan