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Vivre à la chinoise : le thé

Source: CCTV.com | 10-01-2012 14:55

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Le thé est bien plus qu’une simple boisson. En Chine il représente une véritable institution sociale et culinaire comparable à celle du vin en occident.

C’est en allant il y a quelques années visiter le temple de Confucius à Beijing que j’ai découvert ma première maison de thé.

J’ai tout d’abord été frappée par le raffinement et le nombre des ustensiles. Ensuite : la carte des thés avec un choix impressionnant et des prix pouvant monter jusqu’à plusieurs centaines d’euros pour une dégustation.

Vivre à la chinoise : le thé

La tradition du thé en Chine est comparable à celle du vin en occident. On parle de la terre, de grands crus, de cueillette, de récolte. Comme pour le vin en occident, les amateurs aiment parler du thé lors de dégustations, en suivant le rituel de la cérémonie du thé à la chinoise.

Aujourd’hui, tout comme la consommation de vin se développe en Chine, les sommeliers de certains grands restaurants occidentaux se forment à l’art du thé et certains grands crus font leur apparition sur leurs cartes.

Caractère chinois "cha"

Le caractère chinois qui signifie "thé" se prononce "cha". Selon la légende, tout commence en 2737 avant notre ère. Alors que l’empereur Shen Nung faisait bouillir de l’eau à l’abri d’un arbre, le vent agita les branches et fit tomber quelques feuilles. L’arbre était un théier sauvage : le thé était né.

Depuis l’infusion de feuille de théier est devenu un art qui n’a cessé de se perfectionner.

Il existe 6 familles de thés : noir, rouge, bleu-vert, vert, jaune et blanc. La couleur de chaque variété dépend du degré de fermentation.

Les thés verts ne sont pas fermentés. Simplement séchés aprés la cueillette, ils sont à consommer dans l’année.

Ensuite, les thés bleu-verts ou wulong sont des thés semi-fermentés. C’est à dire qu’ils subissent une courte fermentation, de l’ordre de quelques heures.

Le thé rouge est celui que l’on consomme généralement en occident, qu’on appelle thé noir (les feuilles sont presques noires mais l’infusion est rouge). Ses feuilles sont cette fois oxydées à 100%. Il est assez peu répandu en Chine et est essentiellement produit pour l’exportation.

Le thé noir est un peu particulier. Appelé pu’er en Chine, c’est un thé post-fermenté qui provient essentiellement du Yunnan, la province la plus au sud de la Chine. Il est traditionnellement compressé pour faciliter son transport. Comme le vin, il se bonifie avec le temps et son prix augmente également. Il est très réputé pour ses propriétés médicinales mais, d’un parfum amer, il n’est pas forcément apprécié pour son goût. Sa préparation est aussi très différente des autres thés en raison de son conditionnement.

Les thés jaunes sont les plus fins et les plus rares des thés. Très délicats, ils subissent une légère oxydation à l’étouffée et leurs feuilles ne sont pas travaillées. Seuls les bourgeons duveteux sont utilisés.

 

Enfin les thés blancs ne subissent eux aucune oxydation. Les trois premières feuilles, dont le bourgeon, peuvent être présentes tout entières. Elles sont séchées à l’air libre

Liu Siqian

Marchande de thé

"Un proverbe pékinois dit que l’on boit le thé rouge en hiver, le thé vert au printemps et le thé aux fleurs en n’importe quelle saison."

On dénombre 3400 sortes de thés, en fonction de leur lieu de production et de la fermentation des feuilles.