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Est-il permis à quelqu´un d´autre d´acheter ou de vendre à sa guise les îles chinoises Diaoyu Dao ?

 

3. Des cartes chinoises et étrangères prouvent que les Diaoyu Dao appartiennent à la Chine depuis les temps anciens.

Diaoyu Dao, Huangwei Yu et Chiwei Yu
sont explicitement marqués sur la Carte
de la route maritime pour les Ryukyu
établie par l’émissaire impérial Xiao
Chongye en 1579 dans le Récit du voyage
aux Ryukyu

Diaoyu Dao, Huangwei Yu et Chiwei Yu sont explicitement marqués sur la Carte de la route maritime pour les Ryukyu établie par l’émissaire impérial Xiao Chongye en 1579 (7e année du règne Wanli de la dynastie des Ming) dans le Récit du voyage aux Ryukyu, ainsi que sur la Carte du grand Empire Qing (Da Qing Yi Tong Yu Tu) parue en 1863 (2e année du règne Tongzhi de la dynastie des Qing).

La Carte des trois provinces et des 36 îles de Ryukyu du livre Sangoku Tsuran Zusetsu (Aperçu général des trois royaumes) écrit en 1785 par Hayashi Shihei, un savant de Sendai, est la première carte japonaise faisant référence aux Diaoyu Dao. Elle présente celles-ci dans la même couleur que celle de la partie continentale de la Chine, en faisant une partie de la Chine. En revanche, les Diaoyu Dao ne sont mentionnées ni dans la Carte du grand Japon dressée en 1876 par l’État-major général du Ministère japonais de l’Armée, ni dans la Carte complète des îles de Ryukyu, annexée aux Nouvelles Annales des Ryukyu publiées en 1873, ni dans la Carte du grand Japon aux préfectures réorganisées publiée en 1875, ni dans les cartes d’Okinawa des Annales d’Okinawa publiées en 1877.

Mandaté par le gouvernement des Qing, le jésuite français Michel Benoît, installé en Chine depuis 1744, a dressé en 1767 la Grande carte géographique universelle dans laquelle les Diaoyu Dao étaient marquées au large des côtes chinoises selon leur prononciation dans le dialecte du Sud du Fujian. Dans A New Map of China from the Latest Athorities parue au Royaume-Uni en 1811, les Diaoyu Dao étaient clairement considérées comme une partie du territoire chinois. Sur la Carte de la Côte est de Chine : de Hong Kong au golfe Liao-Tung dressée par la marine britannique en 1877, les Diaoyu Dao étaient rattachées à Taiwan et se distinguaient clairement des Nansei Shoto du Japon. Cette carte a été par la suite largement utilisée dans les échanges internationaux.

Tout cela prouve que la Chine a découvert les Diaoyu Dao au plus tard au début du 15e siècle et les a gérées comme une partie de Taiwan. C’est un fait reconnu par la communauté internationale, y compris le Japon. Cela montre que les Diaoyu Dao n’étaient nullement « terra nullius » et que le discours selon lequel le Japon aurait acquis la « souveraineté » sur ces îles par « occupation » constitue un pur mensonge historique qui ne mérite même pas d’être démenti.

II. L’occupation des îles chinoises Diaoyu Dao par le Japon est un acte illégal, nul et non avenu.

1. Les visées du Japon sur les Diaoyu Dao datent de la fin du 19e siècle.

Après s’être emparé des îles de Ryukyu en 1879, le Japon s’est mis immédiatement à étendre sa mainmise sur les îles chinoises Diaoyu Dao. En 1884, le Japonais Tatsushiro Koga est monté sur Diaoyu Dao et prétendait qu’elle étaient « terra nullius ». Entre septembre et novembre 1885, le gouvernement japonais a envoyé en secret trois missions d’enquête sur ces îles qui ont conclu que ces « terras nullius » étaient en fait les îles Diaoyutai, Huangwei Yu et Chiwei Yu décrites dans le Récit du voyage au Chuzan et bien connues des missions impériales des Qing pendant leur voyage aux Ryukyu.