Rechercher

Le Taiji au mont Wudang - 1: La méditation

Source: CNTV | 04-14-2011 07:58

Taille du texte: T+ | T-  | Email

 

 

A l’autre bout de la planète, le Rhin n’a cessé d’expliquer à l'humanité la croyance d'un autre genre. Cette ville connue par son architecture possède la plus belle  cathédrale gothique du monde, en l’occurrence la Cathédrale de Cologne en Allemagne. Monsieur Gottfried Boehm, lauréat du prix Pritzker, le prix suprême de l’architecture, habite ici.

 

 En ce moment, Gottfried Boehm et Paul Boehm, son fils cadet sont en discussion au sujet d’un projet. C’est une famille d’architectes. Les Boehm de quatre générations sont tous des architectes allemands de renom allemands. Gottfried octogénaire a à son âge rarement le goût de créer un nouveau projet. Pourquoi frémit-il alors de désir cette fois ? La réponse à cette question provient de l’Orient lointain.

 

En effet, le lieu d’origine du taoïsme l’invita à établir le plan d’un centre culturel taoïste à construire baptisé Temple Taiji au mont Wudang, Chine.

 

Gottfried Boehm, architecte allemand

"J’ai pris contact avec le taoïsme quand j’étais encore très jeune. On m’a parlé de Lao Zi. D’ailleurs j’avais un goût prononcé pour lui. Je me souviens, je possédais dans le temps une brochure. Je l’ai amenée au front car elle  ne tenait pas beaucoup de place dans ma poche. Je la lisais souvent. Elle contenait des articles sur le savoir-vivre. C’était très utile pour moi."

  

 En avril 2010, un colloque sur la culture chinoise s'est tenu à l’Université d' Harvard. On commença à cette occasion à s'intéresser de plus près aux valeurs intrinsèques promotrices du nouveau développement légendaire de grandes puissances de l’Orient. La Société Yanjing que dirige le professeur Du Weiming, directeur de la Faculté des civilisations et des langues du Sud-Est asiatique, Université de Harvard est une institution prestigieuse du courant principal de la société occidentale en matière d’études sur la Chine depuis un siècle, à compter du temps de John King Fairbank.  

 

 Le monde réel des Chinois était à des degrés différents influencé par la pensée taoïste : rechercher l’immortalité et vénérer le plaisir spirituel ou celui de la nourriture, de l’habillement, de l’hébergement, du déplacement ou de la gestion des relations humaines.

 

François Jullien, philosophe français

"Je pense qu’une partie très importante de la débauche d’idées et de réflexions et de la culture chinoises, qu'elles soient dérivées ou non du taoïsme, consiste à réfléchir sur la vie non à la lumière de l’esprit de discernement mais à partir du développement de la vie et de son énergie. C’est ce qu’on appelle le ‘‘Qi’’ ou l’énergie vitale dans la langue chinoise. C’est pourquoi, je pense que dans la pensée chinoise ce qui vient le plus à maturité est la partie traitant de la vie, de la vitalité, de la longévité, etc. C’est vrai, les pensées chinoises sont très variées."